17/04/2018

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Les « maîtres de vie», « enseignants spirituels », « livres sacrés », « recueils de vérités », « sages de tous les âges » ne servent qu'à une seule chose : vous faire prendre conscience que vous n'avez pas besoin d'eux.

15 commentaires:

  1. Mais eux ont besoin de nous…

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    1. Qu'ils ne comptent pas sur moi... ;-)

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  2. Ça me paraît très présomptueux de dire cela. Je dirais même que c'est assez décadent :-/
    Même si ultimement nous n'avons pas à nous attacher aux enseignements ou au(x) Maître(s), leur présence et leur bénédiction devrait nous inspirer plutôt humilité et gratitude.

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    1. Exister ne s'enseigne pas.

      Chaque a à trouver par lui-même le sens de sa propre vie.

      Les mots des autres sont dérisoires, ils ne sont que de béquilles pour ceux qui ont peur de regarder par eux-mêmes.

      Avez-vous peur de regarder par vous-même, Sylvain ? Regarder sans l'aide de personne, sans idées préconçues, sans préconceptions.

      Votre commentaire est déjà plein de préconceptions.

      Bien à vous.

      Au plaisir.

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  3. Pourquoi rejeter l'aide des enseignements qui sont éprouvés et qui permettent aux êtres de sortir de la souffrance?
    Cette attitude me paraît en fait assez snob!

    Comment pouvez-vous être aussi sûr de regarder "sans idées préconçues, sans préconceptions."? Êtes vous sûr à 100% d'être libéré de tous vos voiles de conditionnements?


    Il semble que vous ayez crée un mur entre vous-même et la Tradition (au sens de René Guénon).
    En fait il n'y a aucune contradiction entre "voir par soi-même" et recevoir des enseignements extérieurs. Car ces enseignements ne sont extérieurs qu'en apparence. Mais pour comprendre cela, encore faut-il avoir reçu des initiations par un maître qualifié, est-ce votre cas?
    Ou peut-être avez vous peur de quitter un exotérisme douillet pour un ésotérisme véritablement confrontant? ;-)

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    1. Je ne rejette pas la vérité. Je rejette l'idée qu'elle viendrait de l'extérieur de soi (d'un maître, d'un gourou, d'un livre, de la "tradition",...)

      Si quelqu'un, quel qu'il soit, dit une phrase, émet une réflexion, livre une pensée qui me semble vraie, qui "résonne" de vérité. Très bien, mais cette vérité résonne parce qu'elle est déjà en moi, parce qu'elle est moi. Comprenez-vous ? Rien n'a été "transmis".

      Tout est là, nous sommes tous le vrai autant que nous sommes. Les mots des autres, aussi spirituels ou magistraux soient-ils, n'apportent rien. La vérité n'a pas même besoin d'un confirmation, d'une résonance ou d'un écho.

      A chacun de trouver par soi-même, ne croyez surtout pas ce que je viens d'écrire, je ne serai jamais un maître ou un gourou pour personne, je refuse ce jeu, cette mascarade "disciple-maître".

      Je n'ai eu aucun maître et je refuse de l'être pour qui que ce soit.

      Mais évidemment, vous êtes libre de vous penser disciple, Sylvain. A chacun de suivre sa nature, ma nature n'est pas d'en être un, et j'insiste : pas un maître non plus. Je refuse ce schéma.

      Pensez absolument ce que vous voulez de "moi", peu m'importe, de toute façon je ne suis pas des mots, nous ne sommes pas des mots.

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  4. Je ne pense rien de vous, ce n'est pas la question. Les échanges sont intéressants et parfois constructifs, même si ce ne sont "que des mots". Sinon pourquoi ce blog?
    Je ne me "pense" pas disciple, je sais qu'il n'y a pas de "je" :-)

    Je comprends ce que vous dites, la Vérité est au-delà des mots, rien n'est transmis, tout est là... oh que oui!
    Il n'empêche que vous vous méprenez à l'égard de la Tradition: les Maîtres ne transmettent pas la Vérité. Ils transmettent des moyens habiles qui nous permettent de faire des expériences qui elles-même vont nous ouvrir à la Sagesse et à l'Amour inconditionnel.
    Voyez-vous la (légère) différence?

    Le Guru véritable n'impose rien, il nous aide à éliminer nos voiles d'ignorance. Voyez l'étymologie du mot "guru": "celui qui dissipe les ténèbres".
    Il y a une partie importante de l'enseignement qui ne passe pas par les mots également. Dans le bouddhisme il est dit qu'on ne peut pas atteindre l'Eveil sans la bénédiction du Maître. Tout est lié, tout est vibration, vous êtes au courant je pense.

    De plus les gurus et enseignements nous permettent d'éviter de tomber dans certains pièges qui ont souvent pour origine nos peurs, notre orgueil, nos fantasmes... ces pièges sont extrêmement difficiles à identifier sans les conseils d'êtres qui sont déjà passé par là...

    La relation disciple-maître n'est pas une "mascarade", c'est au contraire une bénédiction. Vous "refusez ce schéma" mais en fait ce n'est pas un schéma. C'est un lien karmique très fort entre 2 êtres dont l'un n'est ni supérieur ni inférieur à l'autre. Et encore une fois la transmission initiatique n'est pas quelque chose qui "vient de l'extérieur".
    Souvenez-vous du dicton: "lorsque l'élève est prêt, le maître apparaît"

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    1. Je préfère les échanges "destructifs". ;-)

      Ceux qui défont les croyances, les idées préfabriquées, prédigérées par d'autres. C'est à soi-même de connaître directement le vrai.

      Tout est à remettre en question cher Sylvain, absolument chaque parole de tout maître aussi prestigieux soit-il.

      Si j'étais un maître je bénirais tout le monde. Tout le monde mérite l'éveil (quoi que ce mot puisse bien signifier), il n'est pas un être humain au monde qui mérite l'éveil plus qu'un autre.

      La relation maître-disciple est une mascarade car rien ne se transmet et qu'aucune des deux parties en relation n'est davantage vivante que l'autre, ni meilleure. Et si le "disciple" se contente de croire ce qu'on lui dit, alors il se fourvoie totalement et en réalité cette relation au lieu d'être bénéfique n'est que néfaste, et elle installe le soi-disant disciple dans une confortable position d'élève qui écoute son maître, se faisant docilement conditionner par la tradition dans laquelle il baigne.

      Je suis d'accord avec l'idée de "vibration", ce qui se passe au delà des mots, à travers, par de-là les mots. Ici même d'ailleurs, dans ces quelques échanges que nous avons vous et moi, les mots ne sont qu'un véhicule.

      Mais l'idée de maître est absurde, j'entends par là un autre être humain qui serait un maître. C'est la vie, le "maître", la vie quotidienne de chacun, les personnes croisées, les situations, quelles qu'elles soient. Les messes, les temples, les satsangs, c'est de la fumisterie.

      Cordialement.

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  5. Je n'insisterai pas, mais allez, un dernier post. :-)

    Votre idée du Maître est déformée, du fait de vos conditionnements (que vous semblez oublier). C'est facile et confortable de mettre "tout le monde dans le même sac".

    Je ne parle pas des gurus de youtube, je parle du Guru authentique (être extrêmement rare de nos jours). Il s'agit d'initiation et pas de religion, mais vous ne voulez pas voir la différence, ce que je comprends puisque vous ne connaissez pas ce processus, mais vous pourriez au moins laisser la porte ouverte.
    Le Guru aide justement à "défaire les croyances". Il est le guide qui aide à "connaître directement le vrai par soi-même". Il n'est en rien "meilleur" que l'autre, ici vous êtes vraiment dans des idées préconçues. Le disciple ne "croit" rien, au contraire il reçoit des moyens lui permettant d'identifier ses propres croyances et hallucinations. Le Guru authentique n'est pas du tout un maître "dominant", vous comprenez?
    Dans la tradition que je suis (bouddhisme vajrayana), il est dit explicitement que le disciple doit "tester" la maître, éprouver l'efficacité des enseignements, et rien ne nous oblige à "croire" quoi que ce soit ou pratiquer quoi que ce soit... voyez à quel point on est loin de votre croyance.
    Le Guru "extérieur" n'est que le reflet du Guru "intérieur". Aucune différence entre lui et le disciple au niveau absolu, mais au niveau relatif il est plus expérimenté que le disciple et peut se permettre d'offrir ses instructions et bénédictions.
    La dévotion envers le Guru "extérieur" est en réalite la dévotion envers le Guru intérieur, notre vérité, cela-qui-est. Pas question de religion et de "soumission" ici.
    C'est pour cela que c'est une chance incroyable de rencontrer un guru authentique, et l'existence humaine n'en devient que plus précieuse. Car grâce à cette aide que nous recevons, nous pouvons nous libérer plus rapidement et ainsi aider éventuellement les autres êtres qui souffrent.

    Puissiez vous vivre en pleine équanimité! :-)

    Amicalement,
    Sylvain
    tchenrezimusic@orange.fr

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    1. J'apprécie votre bienveillance cher Sylvain.

      Mais je n'ai que faire de la "Tradition", je ne cherche rien, ni mieux-être ni "Éveil" ni quoi que ce soit. Ne cherchant rien, ce que peut me proposer le Yoga, le Bouddhisme, les Maîtres X ou Y, ne m'intéresse pas.

      Je ne suis tout simplement pas client. Pas client, pas croyant, pas adepte, pas disciple. Si j'ai un maître, ce n'est que moi-même et si je suis disciple ce n'est que de moi-même.

      Vous vous êtes mis des vocables, des mots, des étiquettes sur vous-même, vous êtes "Bouddhiste", vous êtes "Bouddhiste tantrique", ou que sais-je, je ne me mets aucun mot sur moi-même, pas besoin de ça non plus, je suis un être humain, rien de plus rien de moins.

      Pourriez-vous vous détacher de votre soi-disant "maître" et de votre soi-disant Tradition ? Car comment pourrait-il y avoir "libération" s'il y a attachement, ne serait-ce qu'à la volonté, qu'au désir de se libérer ?

      Si vraiment vous voulez me mettre dans une case, je dirais que je me sens en phase avec Lin-Tsi (tuez le Bouddha, etc.) ou U.G. Krishnamurti. Ou encore avec le Bouddha à l'origine qui dit (si c'est bien lui qui l'a dit) :

      "Ne croyez pas une chose simplement sur des ouï-dire.
      Ne croyez pas sur la foi des traditions uniquement parce qu'elles sont en honneur depuis nombre de générations.
      Ne croyez pas une chose parce que l'opinion générale la croit vraie ou parce qu'on en parle beaucoup.
      Ne croyez pas une chose sur le seul témoignage d'un sage de l'Antiquité.
      Ne croyez pas une chose parce que les probabilités sont en sa faveur ou parce que l'habitude vous pousse à la croire vraie.
      Ne croyez pas ce qui provient de votre propre imagination en pensant qu'il s'agit de la révélation d'une Puissance supérieure.
      Ne croyez rien en vous fondant sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres.
      Ce que vous aurez vous-même éprouvé, ce dont vous aurez fait l'expérience et que vous aurez reconnu pour vrai, ce qui vous sera bénéfique à vous ainsi qu'aux autres, en cela, croyez-y et conformez-y votre conduite.

      Bouddha "

      En vous souhaitant le meilleur.

      Au plaisir.

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  6. Ah ! Je me disais bien que Cédric avait des Maîtres !!
    On finit toujours par y référer....
    CQFD
    Merci Sylvain !

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    1. Je ne les considère pas comme des maîtres, Alain, simplement comme des êtres humains ayant eu un type de pensées en phase avec certaines des miennes. Et c'est un constat a posteriori, car ils ne m'ont rien appris. Encore une fois : tout est déjà en soi. Personne ne peut transmettre la vérité.

      Ce qui est vrai c'est que pendant des années et des années j'ai lu, regardé, écouté U.G. Krishnamurti, j'aimais respirer ce parfum de vérité que je sentais dans ses mots, ça résonnait avec mes vérités intérieures, j'y revenais régulièrement, je dirais même que j'étais en quelque sorte attaché à lui, même si je ne le considérais ni comme un gourou ni comme un maître ni comme un "enseignant" et que je n'étais pas en accord avec bon nombre de ses affirmations, il y avait une sorte d'attachement.

      Mais depuis quelques années maintenant, je m'en suis détaché complètement, il ne m'apparaît plus guère que comme un être humain parmi les milliards que nous sommes, rien d'exceptionnel en lui. Je n'ai plus besoin de lui, plus besoin de l'écouter. J'ai compris après tant d'années que je n'avais pas besoin de lui. :-)

      Voilà qui boucle la boucle avec ce que je dis dans mon post d'origine auquel ces commentaires font écho.

      Mais si ça vous fait plaisir de les considérez comme étant "mes maîtres", ça ne me va très bien, je n'ai aucune velléité de contrôler les pensées d'autrui, même celles me concernant. Ce serait une tâche sans fin. ;-) Certains (la majorité des hommes?) y passent même leur vie, à tenter de contrôler ce qu'on pense d'eux et de leur existence... :-)

      Amicalement.

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    2. Mon commentaire était quelque peu pour te taquiner, cher Cédric.
      Ce que tu dis de ta relation à U.G. Krishnamurti, constitue pour moi ce que je qualifierai de maître que l'on se choisit. En tout cas cela rejoint ma propre expérience. Aucun maître ne peut s'autoproclamer. Seul le « disciple » (pour employer un mot que tu n'aimes sans doute pas) choisi qui il veut, librement.
      Personnellement, si j'ai choisi plusieurs de ces personnes, c'est en raison de ton affirmation qui est aussi la mienne : « tout est déjà en soi ». J'ajoute simplement que ce « en soi » est en quelque sorte comparable à la graine. Celle-ci ne peut germer, croître, se vivre dans la vérité, que si elle trouve à l'extérieur ce qui lui est nécessaire pour son déploiement.
      Les maîtres que je me suis choisi ont répondu à cette nécessité. Je me suis toujours senti libre envers eux, tout comme, je crois, ils étaient eux-mêmes libres envers quiconque.
      Ils ne m'ont pas enseigné, ils ont été des catalyseurs de ma propre existence uniquement parce qu'ils étaient ce qu'ils étaient… d'ailleurs c'est plus en les fréquentant « en live » que j'ai été ensemencé. (je veux dire que leur contact fut plus important que leurs écrits).
      voilà voilà.
      Bien amicalement d'un lecteur de longue date…

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